VOS BESOINS / Equilibre acide base

On définit par équilibre acide base l’ensemble des actions que l’organisme met en action pour maintenir l’homéostase (équilibre) dans le sang et les tissus et ce en fonction du degré d’acidité ou d’alcalinisation.

L’état d’acidose (qui est le plus fréquent et le plus préoccupant) est lié à un excès d’acides dans notre corps, acides qui peuvent être de différentes typologies:  

— les acides fixes ou dérivants d’une alimentation à base de protéïnes animales ou liés aussi à l’exercice physique (créatinine, acide urique, phosphoprotéïne, acide phosphorique, acide sulfurique);

— les acides faibles dérivant de la consommation de carbo hydrates, de protéïnes végétales et encore de l’exercice physique (acide lactique, butirique, acétique).

L’alimentation, le stress psychophysique et l’activité physique influence de manière importante les conditions acide basiques de l’organisme.

Quand les muscles travaillent, les déchets acides produits doivent être élimininés rapidement du flux sanguin et sont tamponés dans le cas d’un organisme en équilibre ou se déposent (organisme en acidose systémique constante). L’élimination de ces déchets est nécessaire pour que le travasil musculaire puisse continuer.

En effet la contractilité musculaire dépend d’ensymes actifs dans des valeurs de pH très restreintes. Hors de ces valeurs ils peuvent même la bloquer.


Un corps humain en excès de charges acides: 

— déclenche des mécanismes tampons en utilisant les citrates urinaires (dérivant de l’alimentation ou de l’intégration);

— accumule les acides dans les parties du corps considérées non vitales;

— entraîne un appauvrissement des tampons présents dans les os et donc une fragilité osseuse.

En revanche l’alcalose est une condition plus rare et plus difficile à observer (si ce n’est lors de l’absorption involontaire ou non de sels fortement basiques) mais elle est elle aussi très dangereuse.

Une modification du pH urinaire (d’une valeur physiologique de 7,35) entraîne des altérations du fonctionnement corporel dont la gravité dépend du degré de modification. Elle peut même aboutir à un blocage des ensymes et donc de certaines réactions ensymatiques vitales pouvant conduire à la mort.